Le journalisme de sport de combat traverse une zone de turbulences inédite en France. L’événement PFL, censé être une grande fête des arts martiaux mixtes, est actuellement entaché par un incident qui soulève de graves questions sur l’indépendance journalistique. La Polémique Patrick Habirora PFL vient d’éclater : un journaliste du média spécialisé MMA Time s’est vu expulser de la conférence de presse officielle, puis retirer son accréditation pour la soirée de combats, suite à des pressions directes exercées par l’équipe du combattant belge.
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Une critique sportive face à Benson Henderson qui ne passe pas
L’origine de cette discorde ne repose ni sur une insulte, ni sur une attaque personnelle, mais sur une simple analyse sportive. Sur ses réseaux sociaux, MMA Time a souligné la différence d’âge et de dynamique entre Patrick Habirora (en pleine ascension) et son adversaire, la légende Benson Henderson, aujourd’hui âgé de 42 ans. Le média suggérait que le matchmaking favorisait une victoire de la jeune recrue face à un vétéran sur le déclin.
Cette observation factuelle fait partie intégrante du travail de la presse spécialisée. Pourtant, le clan Habirora a perçu cette analyse comme un affront direct, choisissant de répondre non pas par des arguments sportifs dans la cage, mais par une tentative de museler le média.
Coup de pression en coulisses : Le récit glaçant de MMA Time
Sur son compte X (anciennement Twitter), MMA Time a détaillé le déroulement lunaire de la journée. Dès son arrivée à l’hôtel des combattants, le journaliste a été intercepté par Tarek Sendo, membre de l’entourage d’Habirora.
« Patrick ne veut pas que tu ailles à la conférence de presse », a lancé Sendo, ajoutant : « Ne lui pose pas de question, de toute façon il ne va pas te répondre. »
La situation s’est ensuite tendue avec un autre membre de l’équipe, qui a accusé le journaliste d’être allé « beaucoup trop loin ». Le clan a même insinué que la présence des caméras du PFL protégeait le journaliste de représailles physiques :
« Tu sais très bien que s’il n’y avait pas les caméras de MMA, tout ça, tu n’aurais jamais pu faire ça, ça aurait dérapé. »
Face à cette intimidation, le représentant de MMA Time a gardé son calme, rappelant qu’il ne faisait que son travail et qu’il n’y avait rien de personnel. Mais la sanction est tombée peu après. Une fois installé dans la salle de conférence, le staff du PFL est venu lui demander de quitter les lieux « d’un commun accord avec l’équipe de Patrick ».
Chantage au pass presse : La liberté de la presse MMA bafouée
Le scandale ne s’arrête pas à l’expulsion de la conférence. Dans un second tweet, accablant, MMA Time révèle avoir été déchu de son accréditation pour la soirée de combats prévue le lendemain, sous prétexte d’« éviter que ça dégénère ». L’organisation semble ainsi avoir légitimé les coups de pression du camp du combattant, pénalisant le journaliste pour garantir la tranquillité de l’athlète.
Plus grave encore, une capture d’écran d’une conversation WhatsApp (partagée par le journaliste) laisse entendre qu’un chantage explicite a eu lieu :
« Mais si je supprimais la vidéo, je gardais mon pass presse mdddr. Elle est belle la liberté d’expression des médias », s’indigne MMA Time.
Cette affaire crée un précédent dangereux pour la liberté de la presse MMA en Europe. Si les combattants ou leurs managers peuvent dicter aux organisations quels journalistes ont le droit de couvrir un événement en fonction de leur ligne éditoriale, c’est l’essence même de l’information objective qui est menacée. Les médias ne sont pas les attachés de presse des combattants ; leur rôle est d’analyser, de critiquer et d’informer les fans de manière indépendante.
La rédaction continuera de suivre cette affaire de près. Le PFL n’a, pour l’heure, publié aucun communiqué officiel justifiant l’exclusion du média.
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L’image à la une de cet article est générée avec l’IA








